Clément Joubert

Parfaitement conscient des préjugés qui touchent fréquemment et tout particulièrement l’opéra, cet Orléanais de naissance poursuit son combat pour sortir la musique classique d’un certain carcan. Avec sa bonhommie, sans intellectualisme, il s’apprête à diriger l’opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, Aïda, dans le cadre de l’association La Fabrique Opéra Val de Loire.

Avant d’aborder votre passion pour la musique classique, pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre vision, sur votre perception d’Orléans ?

Tout d’abord, je tiens à souligner la fierté que j’éprouve à être orléanais. Enfant, j’étais impressionné par les défilés des fêtes johanniques, d’autant plus que je suis né un 7 mai ! Pour notre famille, il s’agit d’un rendez-vous indéfectiblement lié à une certaine forme de tradition.

Je conserve également le souvenir des venelles situées juste derrière le théâtre. Elles constituaient un formidable terrain de jeu, dans lequel j’allais faire du vélo. D’ailleurs, elles n’existent plus, exceptées peut-être du côté de la rue de la Manufacture.

Naturellement, ces souvenirs tournent essentiellement autour du conservatoire. Pour moi, il constituait une deuxième maison à part entière. Ce n’est que tardivement que j’ai pris conscience et compris que c’était une école ! Mon père, Claude-Henry Joubert, en était le directeur, et maman, Françoise Joubert, professeur. À Paris, lors de mes études, je ne pouvais pas oublier cette ville que tout un chacun peut si facilement se réapproprier.

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